L'effroyable île des poupées…

J’en ai vu et entendu des histoires qui donnent des frissons, j’ai même fait partie de ces chieuses* avec qui vous regardez un film d’horreur et qui ensuite s’amuse à vous faire peur. Oui, oui, tant que tout cela reste fictif, ça ne me dérange pas tant que ça. (Je dois tout de même avouer que l’exorciste reste l’un des seuls films ou je ne m’amuse pas longtemps !).

Comme à mes habitudes, je vagabonde sur les trottoirs du net et tombe sur un article qui a vraiment captivé ma curiosité : L »île des poupées ». Si cela sonne jolie, nous sommes bien loin du « monde des poupées » de Disney, ou on parcourt sur un radeau les merveilleuses cultures universelles représentées par de belles poupées bien faites ! Ici, les poupées sont MORTES ! PENDUES ! DÉMEMBRÉES ! OPPRESSANTES ! Bien loin du compte de fées. Vous voulez savoir pourquoi ?


L’histoire de l’île débute dans les années 1950, lorsque Don Julian Santana Barrera décide d’aller vivre en ermite sur une île. Il abandonne sa femme et ses enfants sans raison réelle (du moins, l’histoire ne dit rien sur le sujet). Après quelque temps passé sur l’île, Don Julian à l’ultime conviction que cette dernière est hantée par l’esprit d’une fille. Une petite fille morte noyée dans la rivière qui borde l’île. Pour essayer de se protéger du mauvais sort et apaiser l’esprit de la fillette, Don Julian va commencer par poser une poupée dans un arbre et va se rendre compte que ça à l’air de fonctionner… Une, puis deux, puis dix, puis l’île… L’homme ramasse les poupées le long des cours d’eau, et, pousse même le vice jusqu’à se rendre dans les décharges pour en trouver. L’histoire raconte même que certains habitants de l’île ont été jusqu’à troquer leurs poupées usées contre les légumes que Don Julian Santana faisait pousser sur l’île. #gallery-3 { margin: auto; } #gallery-3 .gallery-item { float: left; margin-top: 10px; text-align: center; width: 33%; } #gallery-3 img { border: 2px solid #cfcfcf; } #gallery-3 .gallery-caption { margin-left: 0; } /* see gallery_shortcode() in wp-includes/media.php */

Accrochées  au fil de fer par le bras, le cou, les jambes et le reste, l’île se fait de moins en moins discrète et est découverte par le grand public dans les années 90 lors d’un nettoyage des canaux Xochimilco. Cependant, l’île ne figure pas sur les parcours touristiques, il faut demander aux conducteurs de barques de s’y rendre. L’expérience est unique si on en croit les témoignages des visiteurs « comme une installation artistique dégénérée dans laquelle on se sent observé de toutes parts ».

Le 17 avril 2001, à l’âge de 80 ans, Don Julian Santana Barrera fut retrouvé noyé « mystérieusement » dans le même endroit où la jeune fille s’était noyée. Il aura vécu 50 longues années au cœur de son œuvre (ou délire). Aujourd’hui, les poupées sont les seules occupantes des lieux, et continuent à pourri sous le soleil mexicain !

La légende locale veut qu’on pourrait les voir bouger lorsqu’on vient la nuit.

Anastasio, le neveu de Don Julian, protège le lieu tel le gardien de l’île, il reprend le flambeau. En accueillant les visiteurs, il leurs parle de cette étrange histoire qui au final fait vivre la légende de son oncle.

Aujourd’hui, les touristes apportent des cadeaux à la jeune fille noyée, en échange de faveurs d’amour, de santé et d’argent, ce qui augmente la collection de poupées de l’île (et fait marcher le commerce il faut le dire), avec des centaines de poupées à accrocher où on trouve encore de la place ! #gallery-4 { margin: auto; } #gallery-4 .gallery-item { float: left; margin-top: 10px; text-align: center; width: 33%; } #gallery-4 img { border: 2px solid #cfcfcf; } #gallery-4 .gallery-caption { margin-left: 0; } /* see gallery_shortcode() in wp-includes/media.php */

Derrière cette laideur inhérente, on y retrouve une étrange beauté. Entre la frayeur et l’art, il n’y a qu’un pas.

Qui aurait le courage d’y aller ?

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HOW IT BEGAN ?

I had no plan! Here is my truth. Didn’t hire a storyteller and will not lie so here I am! An avid life lover, who traveled enough to feed her creativity. The glamorous, the nomad, the retro, the clean and opulence… I’ve seen and loved them all. Life is too short to have rules and structures when it comes to art.. “You have to choose what your brand should look like”- they said… I want my brand to be felt… Fragments of emotions captured on textiles that’s all: MVSE.

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